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Au Brésil, on considère que le viol peut être mérité

 

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Proposé par Administrateur le 02 avril 2014 à 09:38
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Deux tiers des Brésiliens considèrent qu'une femme portant des vêtements considérés provocants « mérite » d'être violée, selon les résultats récents d'un sondage mené par le gouvernement, ce qui a provoqué la colère notamment de la présidente Dilma Rousseff.

Selon un sondage de mars 2014 mené par l'Institut d'enquête économique du gouvernement (IPEA), 65,1% des 3.810 personnes interrogées sont d'accord avec cette affirmation : « Les femmes portant des vêtements qui laissent voir leur corps méritent d'être violées ». Dans le même ordre d'idée, les votants sont 58,5% à penser que « Si les femmes se comportaient mieux, il y aurait moins de viols », résultats qui révèlent un grand manque d'éducation et d'observation au sein de la population brésilienne.

Sur les réseaux sociaux, les résultats n'ont pas manqué de provoquer de vives réactions, de nombreux militants condamnant cette habitude mentale à attribuer à la victime la responsabilité de l'agression. La présidente du pays, Dilma Rousseff, s'est exprimée sur ce sujet en déplorant que « la société brésilienne a beaucoup de progrès à faire », puis a ajouté que le gouvernement ainsi que toute la population brésilienne doivent travailler main dans la main afin de lutter contre la violence envers les femmes.


En août 2013, Dilma Rousseff a promulgué une loi visant à protéger les victimes de violences sexuelles, critiquée par l'Église catholique qui y voit un premier pas à une légalisation plus ample de l'avortement, question sensible dans ce pays comptant le plus grand nombre de catholiques au monde (123 millions). En 2010, avant son mandat, elle avait dû renoncer à projeter la dépénalisation de l'avortement, à cause de pressions de l'Église chrétienne.

Il est à rappeler qu'au Brésil, l'avortement est considéré comme criminel, sauf dans le cas d'un viol, et dans ce cas, la durée légale pour avorter est de huit semaines seulement. Autre cas d'avortemet autorisé : lorsque le pronostic vital de la femme enceinte est engagé.


 


Commentaires

yannicktitipierr a dit
04 mai 2016 à 23:06

salut


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